Une bien pâle vision de la démocratie

Publié le par Gérald Sgobbo

     Une étude, sur l’image des élus dans l’opinion publique réalisée par un institut de sondage, lors des dernières élections municipales, a confirmé le caractère populaire de l’un d’entre eux: Le Maire.

     De tous, le Maire reste le préféré des Français: 70% lui font confiance. Cet attachement s’explique par une perception de son action au travers d’un prisme «local» plus que politique, sa popularité est inversement proportionnelle à l’importance de sa commune, l’avantage de la proximité jouant moins dans les grandes villes.

     Si lors du vote, 57% prennent en compte «les projets des candidats pour la ville» et 33% «le bilan de leur maire» seuls 8% s’attachent à «l’étiquette politique des candidats»

     Dans une lettre distribuée, à la veille des premier et deuxième tours des élections présidentielles, dans les boites à lettres de ses administrés, le maire de Saint Paul de Jarrat, Monsieur Jean-Christophe Bonrepaux, appelait à voter pour sa candidate Madame Royal, suivant ainsi une directive départementale mise en œuvre par tous les maires socialistes du département.
Quelle bien pâle vision de la démocratie !

     Ce genre de «proximité» est loin de répondre à ce que les habitants attendent de la part de leur Maire, bien au contraire, il s’agit d’une utilisation abusive des prérogatives et de l’image de la fonction de maire au profit d’une cause partisane.

     C’est donner bien peu de poids à leur libre choix et beaucoup à leur naïveté, que de les prendre pour des moutons de panurge incapables de se déterminer suivant leurs propres critères. Cette démarche constitue une pression insupportable que ces Maires ont imposé à leurs administrés et, quelque part, une atteinte aux libertés individuelles susceptible d’influencer les plus fragiles.

     Messieurs Les Maires socialistes, les Ariégeois sont capables d’accéder à l’information et de l’analyser seuls sans ce genre de propagande d’un autre temps.

     Heureusement, le dimanche 6 mai, les Français se sont exprimés, et ont choisi massivement de faire confiance à Nicolas Sarkozy, réfutant ainsi le «non-programme» de Madame Royal, qui à travers les délices de la démocratie participative promettait tout et à tous sans compter, en renvoyant à plus tard la prise de décision concrète et en évitant soigneusement d’aborder tous les sujets qui fâchent. La France méritait mieux.

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