LE PROJET FISCAL DE NICOLAS SARKOZY EST UN BON PROJET
Sans leader, sans programme et sans arguments, il ne reste plus aux responsables du P.S. y compris en Ariège, que la tentation de mobiliser les peurs contre le changement proposé par Nicolas SARKOZY et souhaité par l’immense majorité de nos concitoyens.
C’est ce qu’essaie de faire le Président du Conseil Général de l’Ariège à propos du projet fiscal de Nicolas SARKOZY à travers une débauche de chiffres volontairement alarmistes.
Au prétexte que la baisse des impôts ne concernait que les plus riches, elle ne serait pas juste pour les Ariégeois.
Effectivement, la baisse des impôts ne peut toucher que ceux qui en payent c'est-à-dire tous les contribuables.
Or, ce sont les classes moyennes qui paient pour l’essentiel l’impôt sur le revenu, c'est-à-dire la moitié des ménages de France et c’est à eux que s’adresse le projet fiscal de Nicolas SARKOZY, qui veut baisser le taux des prélèvements obligatoires pour le ramener à la moyenne de l’Union Européenne (15), et passer ainsi de 45,3 % à 41 %. La finalité étant bien entendu d’augmenter le pouvoir d’achat, en sachant que, ceux dont les impôts vont baisser, injecteront cette économie dans les circuits de la consommation, ce qui générera de la demande et donc de l’emploi pour les autres.
A propos de la création de la TVA sociale, il la présente comme un impôt injuste puisque frappant tout le monde sans considération de revenu. C’est un point de vue très idéologique relayé d’ailleurs par certains syndicats car du fait de l’existence d’un taux réduit à 5,5 % pour les produits de base, que consomment pour l’essentiel les ménages les plus démunis, et du taux normal de 19,6 % qui concerne la majorité des consommations de produits non basiques des ménages à revenu plus élevé, la TVA est aussi un prélèvement progressif, et donc prétendre qu’elle est injuste, relève d’une vision superficielle légèrement démagogique.
En France, tout le monde est d’accord sur le fait que les charges qui pèsent sur les salaires dans les entreprises – spécialement pour les artisans et les PME – sont trop élevées et ne peuvent pas continuer d’augmenter. Elles représentent aujourd’hui plus de 60 % de ce que le salarié perçoit finalement et les gouvernements de gauche comme de droite ont pratiqué des allègements de charges sur les salaires dans leurs politiques de l’emploi. L’idée, pour financer la protection sociale, de substituer à un prélèvement sur les seuls salaires un prélèvement sur la consommation a le double mérite d’élargir l’assiette du prélèvement donc de mieux assurer le financement de la protection sociale et de faire contribuer les produits importés qui deviendraient contributeurs de notre protection sociale au moment de l’achat par le consommateur. Cela rétablirait l’injustice qui consiste à vendre des produits importés moins cher puisque le coût du travail dans les pays en développement contient en général très peu de protection sociale.
Par ailleurs, la TVA sociale ne sera pas une augmentation des prélèvements mais un transfert car les charges patronales sur salaires doivent être réduites d’autant pour que tout le monde s’y retrouve. Le salarié aura moins de charges sur salaires donc un net plus élevé, et les produits nationaux seront moins défavorisés vis-à-vis des produits concurrents importés ce qui doit freiner les délocalisations.
Il s’agit, donc, d’une bonne mesure, que d’ailleurs d’autres pays européens notamment l’Allemagne et la Hollande envisagent également d’adopter.
En conclusion et dans le domaine fiscal, Nicolas SARKOZY n’a surtout pas de leçon à recevoir du P.S. pour qui l’augmentation des impôts est depuis 1981, l’alpha et l’oméga de la politique économique avec des prélèvements obligatoires qui sont passés de 40,5 % du PIB en 1981 à 44,9 % en 1999, ce qui prouve si besoin était, à quel point le P.S. est loin à la fois des attentes des Français, des besoins des entreprises et des défis de l’économie.
A l’opposé, le projet fiscal de Nicolas SARKOZY promeut une fiscalité qui ne soit plus l’ennemie ni du travail, ni du mérite, ni de l’initiative, ni de la compétitivité mais au contraire l’instrument d’une libération sans précédent des atouts de notre pays. Il s’agit donc, d’un bon projet pour la France et c’est la raison pour laquelle il est important que l’Ariège envoie à l’Assemblée Nationale deux députés de la Majorité Présidentielle, Jacqueline ROUGE et Philippe CALLEJA, pour la défendre.
Louis MARETTE
Président Départemental de l’UMP
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